Par Céline Duisit Publié le 10 août 2012 (mis à jour le 31 mai 2017)

Lors de la réflexion d’un projet d’impression, il est très fréquent de recevoir des demandes floues de la part des clients. Le processus de création étant très méconnus, vous êtes nombreux à « zapper » les caractéristiques d’impression dans vos demandes de devis, pourtant nécessaires à l’élaboration de ce dernier.

En imprimerie, chaque critère technique choisi va définir quels procédés ou types de machines seront utilisés, selon leur rendement, leur calage de départ, la qualité, etc. Ainsi, chaque imprimeur possède un parc-machine bien spécifique et se place sur un marché bien défini : le gros volume, le sur-mesure, etc.

Toutes les caractéristiques détaillées dans les points suivants sont donc indispensables pour déterminer un projet print, de son processus de fabrication à sa planification en passant par son coût.

 

Le Format

Lors de la discussion d’un futur projet print, il est très important de bien préciser les dimensions finies (finales) de votre document, ainsi que son format « ouvert » le cas échéant (dépliants, brochures, etc.). Par convention, les formats s’expriment généralement en millimètres et la largeur en premier.

Ce point détaille les formats normalisés et/ou les plus couramment utilisés. Il est bien entendu possible de réaliser des documents personnalisés ayant des dimensions particulières suivant votre projet, en carré par exemple.
 

Les formats internationaux « A », « B » et « C »

Ces « standards » de l’imprimerie, utilisés dans le monde entier, sont normalisés par la norme internationale ISO 216, et l’AFNOR (Association Française de Normalisation).

Les dimensions de la série « A », la plus utilisée, sont basées sur le format de base A0 dont la surface est de 1 . Pour obtenir le format suivant A1, il suffit de plier la feuille A0 en deux dans sa largeur, et ainsi de suite en respectant de cette manière les proportions.

  • A0 : 841 x 1189 mm.
  • A1 : 841 x 594 mm.
  • A2 : 420 x 594 mm.
  • A3 : 420 x 297 mm.
  • A4 : 210 x 297 mm.
  • A5 : 210 x 148 mm.
  • A6 : 105 x 148 mm.

Il existe également des formats « + » correspondant, non normés donc non standards : un exemple, la pochette à rabats A4+ ou A3+ fermée, légèrement plus grande que les feuilles A4 ou A3 qu’elle contient pour ne pas les abîmer.

Les séries « B » et « C » sont quant à elles beaucoup moins usitées. Seuls certains formats « C » sont utilisés pour les enveloppes. Étant légèrement plus grands que les formats « A », ils permettent en effet de contenir des documents de série « A » de même numéro : par exemple, des enveloppes C4 sont assez grandes pour contenir des feuilles A4 sans les plier. À noter : le format « DL » 220 x 110 mm, existe également pour les enveloppes : il contient une feuille A4 pliée en trois.
 

Les formats français

Surtout utilisés dans le domaine des beaux-arts, ils sont définis par une norme AFNOR. Chaque format peut se décliner en double (deux feuilles), en demi (plié en deux) ou en quart (plié en quatre). Voici les plus fréquents :

  • Univers : 1300 x 1000 mm.
  • Grand monde : 1200 x 800 mm.
  • Grand aigle : 1060 x 750 mm (parfois aussi 1100 x 750 mm).
  • Colombier : 900 x 630 mm.
  • Soleil : 800 x 600 mm.
  • Jésus : 750 x 560 mm.
  • Raisin : 650 x 500 mm.
  • Cavalier : 620 x 460 mm.

 

Autres formats adoptés par convention

L’usage veut que certains formats non normés se soient imposés au fil du temps, pour certains supports et ce notamment en carterie :

  • Cartes de visite : 55 x 85 mm (le format traditionnel étant auparavant de 126 x 80 mm).
  • Cartes postales / cartes de correspondance : 150 x 100 mm / 210 x 100 mm.

  

 Le Type d’impression

La couleur

Le nombre de couleurs (quadrichromie, noir/niveaux de gris, etc.) ainsi que les faces recto ou recto/verso à imprimer sont deux autres critères à discuter avec votre imprimeur ou votre agence. C’est durant cette étape que toute couleur spécifique envisagée doit être mentionnée, comme les Pantone® par exemple, accompagnée de sa référence éventuelle.

Attention : le nombre de couleurs utilisées se choisit parmi les quatre encres de l’imprimerie : cyan, magenta, jaune (les trois primaires) et le noir. Ainsi, une impression « deux couleurs » signifie l’utilisation de deux encres machine uniquement. Pour exemple et malgré les apparences, un logo bleu foncé/orange sur fond blanc sera donc traité en quatre couleurs et non deux : cyan + noir pour le bleu foncé, et magenta + jaune pour le orange.
 

Offset ou numérique : la technique choisie par l’imprimeur

En imprimerie, deux procédés d’impression sont généralement utilisés. Premièrement l’offset, technique d’une grande qualité utilisant la répulsion de l’eau et de l’encre (corps gras), et nécessitant une importante préparation préalable à l’impression : création des plaques, mise en route, réglages, nettoyage, etc. Deuxièmement, le numérique qui est une technique informatisée de qualité équivalant à l’impression offset.

Les deux procédés n’ont pas les mêmes rendements et ne ciblent pas les mêmes produits : l’offset générant d’importants coûts fixes est très intéressante pour des tirages de grande quantité, à l’inverse le numérique requière moins de préparation préalable et devient réellement avantageux pour des tirages de faible quantité.

Le choix final de la technique d’impression utilisée est donc laissée totalement libre à l’imprimeur, qui décidera suivant son parc machine, le nombre d’exemplaires à tirer, les délais, etc.
 

Les autres procédés d’impression

D’autres procédés d’impression existent mis à part l’offset et le numérique, correspondant chacun à des besoins bien spécifiques en termes d’utilisation du produit fini, de matières imprimées ou de budget (textiles, plastiques, petites ou grandes séries, etc.). Ainsi, nous retrouvons notamment la sérigraphie, la tampographie, la typographie, la lithographie (ancêtre de l’offset), la flexographie, l’héliogravure (dérivée de la taille-douce), etc.

Cet article ciblant principalement les impressions papiers les plus courantes, ces différents procédés complexes ne seront pas développés. En effet, l’offset garde aujourd’hui le monopole sur les impressions en grandes séries, et le numérique ne cesse de s’imposer pour les petits et moyens tirages. À noter cependant : les différents procédés précédemment cités dans cette partie sont pour la plupart toujours utilisés actuellement. Savoir-faire de l’impression traditionnelle, ils peuvent apporter à des documents de communication une réelle valeur ajoutée et un cachet incontestable, gage d’authenticité.

 

Le papier

Le papier est également un critère important, il convient d’en parler soigneusement avec votre agence ou votre imprimeur afin de faire les meilleurs choix selon votre budget et vos besoins. Pour tout projet print, ce critère doit être mentionné accompagné du grammage souhaité (exprimé en g/m², soit le poids d’une feuille A0). En cas d’aplats de couleurs dans vos créations, c’est également durant cette étape que le choix entre un papier blanc imprimé ou « teinté dans la masse » (coloré directement durant sa fabrication) intervient.

Voici les différentes grandes catégories de papiers existantes :

  • Papier couché moderne : papier recouvert d’une fine couche « brillante », « mate » ou « satinée » (demi-mate) durant sa fabrication, sur une face ou les deux (recto verso), le rendant ainsi plus lisse. Il existe de nombreux types de papiers couchés selon les marques et les gammes, blancs ou teintés dans la masse.
  • Papier non couché : papier à l’état naturel présentant de très légères irrégularités à sa surface, parfaitement adapté pour l’écriture manuelle ou l’impression de bureau (tous types d’encres se fixant facilement dessus). Il existe également de nombreux types de papiers non couchés, blancs ou teintés.
  • Papier « de création » : papier présentant des finitions, des couleurs ou des textures particulières. Nous notons entre autres les papiers métallisés (nacrés ou irisés), transparents (calque), à grain (présentant de fortes irrégularités en surface) ou texturés (à la manière du bois, du cuir ou du parchemin, etc.), vergés (avec vergeures : lignes parallèles très serrées en filigrane) ou vélins (soyeux, sans grain ni vergeure), etc.

Chaque type de papier existe dans un certain nombre de grammages bien définis, différant suivant les marques et les gammes de produits. S’il convient de toujours bien s’informer auprès d’un imprimeur, nous pouvons tout de même noter des usages récurrents et des grammages « standards » : de 80 à 100 g/m² pour les papiers de bureautique, 135 à 170 g/m² pour les flyers ou plaquettes par exemple et de 250 à 350 g/m² pour les couvertures ou petits supports (carterie).

En matière d’environnement, les industries graphiques et papetières tendent de plus en plus vers une gestion durable de l’ensemble de la chaîne de fabrication du papier (ressources, procédés et techniques, etc.). Ainsi, la quasi-totalité des papiers existants sur le marché est aujourd’hui labellisée 100 % FSC (Forest Stewardship Council) ou PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes) de tout type qu’ils soient : couchés ou non, teintés ou non, « de création », etc. Ce label atteste qu’ils proviennent de forêts durablement gérées.

Le recyclage quant à lui, qui participe à la gestion durable des déchets générés par la consommation de papier, a également beaucoup évolué de nos jours. L’aspect vieilli et grisâtre qui l’accompagne généralement disparaît de plus en plus pour laisser place à des papiers recyclés immaculés et de très bonne qualité (là encore dans toutes les catégories citées plus haut). Note : un papier recyclé est composé à 50 % minimum de papiers déjà utilisés et récupérés.

Quels que soient vos choix en matière de papier pour votre communication, il est aujourd’hui possible d’allier éco-conception et qualité/esthétique : parlez-en avec votre agence ou votre imprimeur.

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Les finitions et le façonnage

Dans un projet print, connaître les caractéristiques concernant le façonnage est indispensable à la réalisation d’un devis ou la mise en place d’un planning. En effet chaque élément concerne un certain type de machine, nécessitant un temps de réglage ou de séchage particulier par exemple. Il est donc très important de savoir quels sont vos besoins en termes de rendu qualitatif d’impression afin d’en discuter avec votre imprimeur ou votre agence pour faire les meilleurs choix.

De nombreux procédés existant, seules les étapes les plus courantes du façonnage sont présentées en détail.
 

Le pelliculage et le vernissage sélectif

Le pelliculage, c’est l’application d’une pellicule de plastique brillante ou mate (effet satiné) sur un document après l’impression afin de le protéger. Cette opération s’effectue sur la totalité d’une face (recto ou recto/verso) et généralement sur du papier couché. Cette opération peut s’avérer onéreuse pour des petits tirages, engendrant un surcoût de l’ordre d’une à plusieurs centaines d’euros généralement.

Après application du pelliculage, il est possible d’ajouter un vernis sélectif brillant ou mat sur une petite partie seulement de la page afin de représenter un motif et réaliser un effet de matière au toucher (vernis brillant sur du pelliculage mat et vice-versa). Attention, cette étape du façonnage nécessite la création de fichiers PDF spéciaux appelés « fichiers au noir » et rallonge les délais de fabrication (temps de séchage des encres). Il faut également noter un surcoût non négligeable pour cette finition supplémentaire, généralement utilisée lors des moyens / grands tirages en termes de rentabilité et budget.
 

 Le (pré)découpage et la perforation

Pour réaliser une découpe ou une pré-découpe (pointillés) de forme particulière, il est nécessaire de créer un « outil de découpe ». Fabrication onéreuse de l’ordre de quelques centaines d’euros généralement, cette réalisation n’est rentable que pour les grands tirages uniquement. Attention, cette étape du façonnage requiert également la création de fichiers PDF spéciaux appelés « fichiers au noir ».

Si les encoches désirées sont simples et de petits diamètres (rondes, ovales ou carrées pour une reliure de classeur par exemple), il est possible d’utiliser une machine pour la perforation. Moins coûteux que la création d’un outil de découpe, les formes sont cependant très limitées : il convient donc de demander conseil aux professionnels des industries graphiques.
 

Le rainage et le pliage

Il existe différents types de pliage qu’il est important de préciser à votre agence ou à votre imprimeur :

  • Le pli central ou décalé (autrement appelé « pli simple ») : pliage de la feuille en deux parties pour obtenir un document 2 volets.
  • Les plis roulés (nombre à spécifier) : plis parallèles découpant la feuille en plusieurs parties dans le même sens, à la manière d’une page roulée sur elle-même puis aplatie. Le ou les rabats qui viennent à l’intérieur doivent être légèrement moins larges que les autres afin de ne pas gêner le pliage quand le dépliant est fermé.
  • Les plis « accordéon » (nombre à spécifier) : plis parallèles découpant la feuille en plusieurs parties, en alternant le sens du pliage (recto puis verso et ainsi de suite) à la manière d’un accordéon. Le pliage final rappelle ainsi un Z ou un M suivant le nombre de volets.
  • Les plis « fenêtre » ou « portefeuille » : Le pliage dit « fenêtre » découpe le document en trois parties, par deux plis parallèles. Les deux extrémités de la feuille, plus petites que le centre, sont rabattues à l’intérieur (au milieu) pour former un document 3 volets. Le pliage « portefeuille » en revanche découpe le document en quatre parties égales : les deux extrémités sont rabattues au milieu puis le document est de nouveau plié en deux. Dans ce dernier cas, les rabats qui viennent à l’intérieur doivent également être légèrement moins larges que les deux autres afin de ne pas gêner le pliage quand le dépliant est fermé.

Les papiers supérieurs à 170 g/m² sont généralement trop épais pour être pliés directement, le rainage est alors indispensable pour écraser le papier et ainsi éviter qu’il ne se casse lors du pliage. Durant cette étape il convient de spécifier si les documents seront livrés pliés ou rainés à plats (pour des raisons de coût et de praticité durant le transport).
 

La reliure

Le choix de la reliure s’effectue selon plusieurs critères, allant du nombre de pages total au type d’utilisation finale du document, en passant bien évidemment par le budget alloué à la réalisation/fabrication. Voici les plus courantes utilisées en imprimerie professionnelle :

  • Reliure métallique Wire-O ou plastique Ibico : perforation des feuilles sur un côté puis reliure à l’aide d’un peigne en métal ou en plastique. Cette reliure est généralement utilisée pour les documents qui seront manipulés de nombreuses fois, comme des carnets de notes ou encore des documents universitaires.
  • Reliure piquée en points métal : les pages sont assemblées quatre à quatre en dépliant 2 volets, puis reliées entre elles par une rangée d’agrafes en métal. Attention, le nombre de page du document piqué doit impérativement être un multiple de 4 (4, 8, 12 ou 16 pages par exemple, etc.).
  • Reliure « dos carré collé » et « dos carré cousu » : les pages sont emboitées et collées dans une couverture à tranche épaisse, le dos carré collé. Si le document est vraiment volumineux (dictionnaire par exemple) les carnets de pages peuvent être alors cousus entre eux avant le collage afin d’obtenir une plus grande solidité : dos carré cousu.

 

Le massicotage

Cette étape du façonnage est bien souvent la dernière, consistant à couper à la machine le surplus de papier et donner ainsi au document son format final. Il n’est pas nécessaire de préciser ce point à l’agence ou à l’imprimeur qui massicotera automatiquement les imprimés.

Les autres étapes du façonnage et des finitions

La liste des procédés d’impression et de façonnage énoncée plus haut n’est pas exhaustive, un grand nombre d’autres techniques existent, toutes plus différentes les unes que les autres. Nous pouvons ainsi noter la dorure (or ou argent) et le marquage à chaud, le gaufrage ou l’embossage (poinçonnage ou emboutissage du papier pour créer des reliefs), l’encapsulage (plastification mate ou brillante de documents comme la carte d’identité par exemple), le contre-collage (d’une couverture sur un carton par exemple), et bien d’autres encore.

 

Les informations connexes à ne pas oublier

Après le détail des différentes étapes de la conception/impression d’un document, notez que d’autres informations connexes doivent être mentionnées ou discutées avec votre prestataire, dont notamment :

  • Le nombre d’exemplaires souhaités, trop souvent oublié dans les demandes des clients. Cette information est pourtant capitale puisqu’elle détermine bien souvent le procédé d’impression offset, numérique ou autre. Durant cette étape, précisez bien le nombre de modèles imprimés : pour exemple, 2 modèles différents de cartes imprimés en 500 exemplaires chacun donneront 1000 exemplaires au total, prestation plus coûteuse que l’impression de 1000 cartes d’un seul modèle.
  • La commande ou non d’un BAT papier ou numérique (Bon À Tirer de validation avant impression).
  • Vos fichiers destinés à l’impression s’ils sont déjà créés : sont-ils bien aux normes de l’imprimerie professionnelle (qualité haute définition, espace colorimétrique CMJN, résolution 300 dpi, bonne gestion des aplats et couleurs de soutien, présence de fonds perdus et repères de coupe/ montage, etc.) ?
  • Les contenus et le brief-créatif si vos fichiers sont à concevoir par l’agence : quels contenus êtes-vous en mesure de fournir (logo haute définition en vectoriel, images haute définition détourées ou non en 300 dpi, textes finalisés ou bruts à retravailler, etc.) ? Le brief-créatif avec l’équipe technique est indispensable afin de parler de vos besoins, vos idées, vos attentes, etc.
  • Les éventuelles contraintes de délais et de transports (livraison en différents points par exemple, etc.).

 

Conclusion : des caractéristiques qui ne se choisissent pas au hasard…

Sans en avoir l’air, chaque caractéristique en impression a donc son importance. Elle apporte en effet une réelle valeur ajoutée au document, orientant ainsi l’image de votre organisation (professionnelle, associative ou particulière) par le biais du support. Cet article n’avait pour seul objectif que de regrouper les différentes étapes de fabrication de l’imprimerie (au sens le plus informatif) ; il faudrait bien d’autres pages pour discuter des différents apports qualitatifs de tel ou tel procédé.

Il est cependant important de retenir que les choix effectués doivent répondre à un réel besoin et a un objectif précis afin d’être pertinents. Attention donc à ne pas tomber dans le piège du standard, de l’éternel « flyers basique avec un papier classique, le moins cher possible pour la meilleure qualité s’il vous plait » : les miracles n’existent pas, tout dépendra de vos choix de positionnement en gamme.

 

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9 commentaires

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Osara

Il manque quelques types de procédé d’impression tel que la sérigraphie ou autres.

En ce que concerne le format mondial (affiche A0) la résolution est de 500 dpi, si je ne me trompe pas, mais là j’ai un doute depuis la lecture de cet article.

Vous dites, les formats français, je ne connaissais pas du tout.

Merci pour ce petit mémento que je vais conserver dans mes favoris.

Répondre
Céline Duisit

Effectivement, j’ai pris le parti de ne développer que les procédés d’impression papier les plus couramment utilisés et demandés : offset et numérique. Merci de cette précision cependant, j’ai ajouté un paragraphe à leur sujet.

Concernant la résolution d’un document grand format, la valeur 500 dpi me semble bien élevée… En effet, au-delà de 300 dpi l’œil ne distingue plus la différence : c’est pourquoi cette valeur est enregistrée par convention en tant que haute définition, car les valeurs supérieures alourdissent les fichiers-sources sans nécessité (je parle de la résolution image, et non celle des dessins au trait). Pour la petite anecdote (et pour exemple), l’ouverture d’un document A0 en 300 ou 500 dpi sur Photoshop est fortement déconseillée au risque de faire planter magistralement votre ordinateur pour ceux qui ne possèdent pas une puissance « NASA »…
Les grands formats sont conçus pour être visible de loin (affiches, panneaux, covering) et la plupart des imprimeurs estime même qu’une résolution HD réduite de moitié est suffisante (150 dpi). Cela permet de travailler plus facilement sur des fichiers sources moins lourds.
Résultat des courses : mieux vaut demander conseil à son imprimeur pour les cas particuliers en cas de doute dans les conversions taille de l’image/résolution.

marroon

Bonjour,

Pour la partie papier du billet sur le blog il serait, à mon humble avis, plus judicieux de ne pas séparer les papiers labellisés des autres types de papier. En l’état on pourrait croire que les 3 premiers types de papier ne sont pas labellisés. Or, en Europe et principalement en France c’est faux. Le secteur des arts graphiques ne cesse d’aller dans le sens d’une certification totale de bout en bout de la chaîne. Il serait donc dommage de ne pas le mentionner et le mettre en avant.

De plus la phrase « Pour des raisons de coûts, il est également possible d’utiliser des papiers non recyclés mais provenant de la gestion durable des forêts » laisse un doute quant à une facture plus cher par rapport à un papier « non labelisée » (qui n’existe quasiment plus).

Note : je parle d’imprimeurs. Pas des charlatans du net.

Je rajouterais également une 2e chose en ce qui concerne la partie finition qu’un ami vient de me communiquer. Vous faites mention que les découpes de formes particulières sont onéreuses. C’est vrai, mais le pelliculage et le vernis sélectif sont également des finitions onéreuses, et même plus que les découpes personnalisés dans certains cas. Il serait également intéressant de le préciser.

J’aurais également apprécier, et pour aller dans le sens des papiers labellisés, un petit paragraphe faisant mention de ce qu’on appelle « l’éco-conception ». Votre article étant principalement destiné à vos clients, je pense qu’une petite sensibilisation écologique n’aurait pas fait de mal.

Dernière chose, et là c’est plus un débat entre techniciens/graphistes et qui effectivement ne concerne ni les lecteurs de l’article ni même les imprimeurs (quoique…), il serait également intéressant de sortir du mythe du « 300 dpi à tout prix ».

Voilà, sinon très bon article. Bravo. J’ai lu également votre article sur les mentions obligatoires à ne pas oublier qui est vraiment bien fournis et documentés tout comme celui-ci.

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Céline Duisit

Merci beaucoup pour toutes ces remarques !
J’ai corrigé mon article afin qu’il n’y ait aucune ambiguïté possible au sujet des papiers labellisés/recyclés. Il est vrai qu’une écrasante majorité des papiers provient actuellement de la gestion responsable des forêts (labels FSC / PEFC) et cela concerne tous les types. Il faut quand même préciser que les grandes catégories de papiers citées ne sont pas exhaustives ni « imperméables » entre-elles : il existe ainsi du papier de création couché, ou non couché, labellisé 100 % PEFC par exemple ou recyclé, etc.
A propos de l’éco-conception, un simple paragraphe me semblait inapproprié dans un article consacré aux caractéristiques pures des imprimés. Il faudrait un article complet afin de présenter ce concept, les formes qu’il prend aujourd’hui, les exemples concrets d’une conception responsable… Ce terme me semble utilisé à tout-va et de façon abusive la plupart du temps : il demande donc d’être vraiment approfondi.
Enfin en ce qui concerne la résolution des images, tout est une question de qualité/rendu attendu(e) et d’utilisation. Comme expliqué dans ma réponse au précédent commentaire, une résolution plus faible suffit amplement pour des grands formats destinés à être vus de loin, mieux vaut discuter ce point avec l’imprimeur en fonction du besoin précis !

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vecho

Merci pour ce billet,
Je dois passer un entretient en tant que commercial pour une imprimerie et il m’est très utile pour connaitre les bases du métier.

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Brice

Très bon post ! Je cherchais un peu plus d’infos sur la technique de l’embossage sur le web, et puis je me suis laissé aller par ma curiosité …
Bon résumé donc 🙂

Merci. Je mets de côté pour certains qui manquent de précision…

Artistiquement,
Brice

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Hugo

Je débute en agence communication et j’ai beaucoup de mal à intégrer ce jargon technique. Merci pour ce billet vous allez me faire gagner un temps fou !

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imprimeur lausanne

Là, il n’y a plus rien à ajouter, l’article es très clair et tous les infos sont là. Merci pour ce joli partage.

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