Par Céline Duisit Publié le 25 sep 2012 (mis à jour le 24 avr 2018)

Existe-il de plus grand cauchemar pour un imprimeur ou un chef de projets print que de recevoir un mail de son client avec pour seuls fichiers à imprimer… un document Word ou Powerpoint contenant des images pixellisées ?!

Oui il doit y avoir bien pire c’est vrai. Mais reconnaissons que cette situation malheureusement très fréquente a de quoi rendre fou n’importe quel professionnel au point de s’arracher les cheveux. Bien sûr, jouer à l’apprenti-graphiste est à la mode aujourd’hui et cet article ne condamne en rien cette pratique. Cependant, il convient de respecter les procédés standards de l’imprimerie lors de la création d’un fichier destiné à l’impression, cela ne s’improvise pas !

Attention tout de même : les conseils de cet article ne sont pas exhaustifs, ils s’adressent à une cible de professionnels de la communication non experte en matière de création graphique afin de simplifier les relations client/agence/imprimeur (autrement dit un public qui ne connait pas forcément Adobe Acrobat ni Adobe Distiller par exemple). Les puristes du métier trouveraient en effet encore de nombreux paramètres à prendre en compte… Les différents points développés ci-dessous ne sont donc qu’une bonne base de travail afin de créer des fichiers « propres » et professionnels, prêts à partir chez l’imprimeur ou l’agence pour vérification.

 

Utiliser uniquement des logiciels de création graphique

Pour la création graphique de documents à imprimer, il est fortement recommandé d’utiliser des logiciels professionnels de PAO (Présentation ou Publication Assistée par Ordinateur) tels que la suite Adobe CS (Indesign, Illustrator, Photoshop), Quark (Quark XPress), ou d’autres applications équivalentes ; à noter que seuls Indesign et Quark Xpress sont réellement adaptés au besoin de la mise en page professionnelle. Ces logiciels permettent un traitement visuel de haute qualité, en offrant une riche palette d’outils permettant de réaliser tout ce que l’imagination suggère et tout ce que les normes professionnelles exigent en termes de mise en page et règles typographiques. La conception de cartes de visite via Microsoft Word, PowerPoint, Excel ou autres logiciels de bureautique par exemple est donc à bannir purement et simplement !

C’est à partir de ces logiciels spécialisés qu’il est possible d’exporter des fichiers PDF haute résolution prépresses (autrement dit prêts à l’impression), d’une grande qualité pour un résultat optimal. En effet, le PDF reste aujourd’hui LE type de fichier standard principalement utilisé en imprimerie car il inclut, s’il est bien préparé, toutes les informations nécessaires à l’impression professionnelle (polices de caractères, images importées, etc.). Le PDF est donc un réel gain de temps et d’argent non négligeable dans le processus de fabrication d’un document : il permet de plus à l’imprimeur de détecter et de corriger directement les éventuelles erreurs de montage du fichier beaucoup plus rapidement et facilement qu’en passant via les fichiers natifs.

À noter :

les imprimeurs ont tout de même la possibilité de recevoir et traiter les fichiers sources générés par les logiciels de création graphique (de type PSD, EPS, INDD, ou AI) ainsi que les fichiers images (de type TIFF, JPEG ou BMP). Cela entraine cependant de nombreuses contraintes : la possession des mêmes logiciels que le client en versions compatibles, la réalisation de dossiers assemblés et complets par le client, l’exportation en image haute définition qui ne pourront pas être corrigées, etc. Autant de points complexes qui risquent d’amoindrir la qualité des fichiers et le rendu final post-impression.
J’ajouterai également qu’il est très fortement conseillé de n’utiliser que des logiciels conçus spécialement pour la mise en page (Adobe Indesign et Quark Xpress par exemple), les applications de type Photoshop et Illustrator étant initialement réalisées pour répondre à d’autres besoin et ne permettant pas un traitement complet.

 

Formats : ne pas oublier le fond perdu

Généralement, les fichiers doivent être construits au format final des documents à imprimer (exemple : création d’un nouveau document au format 55 x 85 mm dans Adobe Indesign pour la création d’une carte de visite qui fera ces dimensions après façonnage). Mais pour les très grands formats, il arrive que l’imprimeur demande un format proportionnellement plus petit qu’il agrandit lui-même lors du passage en machine : cette manipulation ne pose aucun souci concernant la résolution et la qualité du visuel, les grands formats étant généralement destinés à être vus de loin. Cela permet également au graphiste de travailler sur un fichier moins lourd en termes de poids.

Afin d’obtenir des documents papiers de qualité, il convient d’ajouter un fond perdu de 5 mm environ aux fichiers à imprimer. Très important, ce débord est supprimé à la coupe lors du massicotage au format final : il permet ainsi de ne pas laisser apparaître de liseré blanc sur les bords d’un document en cas de léger décalage du papier dans les machines. Pour les très grands formats, ce fond perdu pourra être agrandi ou diminué selon le parc machine et les souhaits de l’imprimeur, point à discuter directement avec votre agence ou votre prestataire.

Enfin, le format doit prévoir une marge intérieure de 3 mm minimum du bord de coupe, une mesure de sécurité afin qu’aucun texte ne soit rogné durant le massicotage en cas de léger décalage du papier dans les machines.

Exemple ci-dessous / Haut : création de la carte de visite sur Adobe Indesign, avec débord de 5 mm de chaque côté (en rouge) et marge intérieure de 3 mm minimum pour le texte (en rose). Bas : format final après impression et coupe au format, représenté en noir sur la figure du haut.

 Sous Adobe Indesign et Illustrator

Sous Adobe Indesign et Illustrator, le paramétrage du fond perdu/débord s’effectue à la création du document dans le menu « Fichier »« Nouveau… », ou en cours de réalisation depuis « Fichier »« Format de document… ». Dans Adobe Indesign, les marges pourront être mises en place aux mêmes endroits.

Exemple ci-dessous : création de cartes de visite, format final standard 85 x 55 mm. Haut : paramétrage sous Adobe Indesign. Bas : paramétrage sous Adobe Illustrator.

 Sous Adobe Photoshop

Le fond perdu et les marges ne se paramètrent pas sous Adobe Photoshop, tout simplement parce que ce logiciel n’est initialement pas destiné à réaliser des mises-en-page mais bien à retoucher/retravailler des images.

Au besoin, il faut donc calculer et ajouter manuellement les 5 mm de débord aux dimensions finales du document dans le menu « Fichier »« Nouveau… » ou « Image »« Taille de la zone de travail… ».

Exemple ci-dessous : création de cartes de visite, format final standard 85 x 55 mm. Le format à prendre en compte après ajout du fond perdu est donc de 95 x 65 mm.

Choisir la bonne résolution et le bon mode colorimétrique

Pour un rendu optimal, les fichiers images importés dans les documents mis-en-page doivent être en haute définition. Ils doivent donc être enregistrés avec une résolution de 300 dpi (pixels par pouce), valeur « haute résolution » par convention. En effet, une résolution plus basse affecte la qualité de rendu après impression en rendant l’image moins précise ; à l’inverse, une résolution plus haute est inutile car l’œil n’est plus capable de distinguer la différence de précision (nous parlons ici de fichiers images, et non de dessins au trait). La résolution des documents de très grands formats quant à elle peut être moins élevée, de l’ordre de 150 dpi par exemple, afin de ne pas alourdir les fichiers sources. Une résolution plus importante serait de plus non nécessaire, puisque les grands formats sont destinés à être vus de loin. Dans tous les cas, mieux vaut demander conseils à  son agence ou son imprimeur directement.

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Enfin, les fichiers images importés et les couleurs des nuanciers utilisés doivent être convertis en mode colorimétrique CMJN (Cyan Magenta Jaune Noir, au lieu de RVB Rouge Vert Bleu). La présence de toute autre couleur (Pantone®, etc.) doit être convenue avec l’agence ou l’imprimeur, sous peine d’être confondue avec une erreur de montage et convertie elle aussi en CMJN avant l’impression : lors de ce processus de conversion le rendu colorimétrique peut être plus ou moins modifié. Ainsi, pour éviter de retrouver votre carton d’invitation jaunâtre au lieu du « crème » que vous imaginiez, il vaut mieux travailler avec des nuanciers CMJN dès le départ, réaliser des essais d’impression et valider des BAT papiers (Bons A Tirer).

 

Sous Adobe Photoshop

Chaque image ou photographie utilisée sous n’importe quel logiciel de création graphique doit au préalable être contrôlée et retravaillée si nécessaire sous Adobe Photoshop. La vérification de la résolution des images s’effectue dans le menu « Image »« Taille de l’image… ». Les couleurs peuvent être converties en mode CMJN dans « Image »« Mode »« Couleurs CMJN ».

Sous Adobe Indesign et Illustrator

Sous Adobe Indesign ou Illustrator, la conversion des couleurs utilisées en mode CMJN s’effectue directement dans le nuancier : menu « Fenêtre »« Nuancier » pour l’ouvrir. Un simple double-clic sur les nuances suffit pour visualiser leurs paramètres et les convertir.

Aplatissement et vectorisation : une mesure de sécurité

Pour éviter le maximum d’erreurs de montage (polices de caractère non incluses dans les PDF, manque de précision, etc.) il est fortement recommandé d’aplatir les calques et les transparences avant la génération du PDF finalisé. De la même manière, les textes doivent être vectorisés. Attention : ces différentes étapes sont définitives et ne permettent plus aucune modification par la suite. Il est donc conseillé de réaliser des copies avant l’enregistrement.

 

Sous Adobe Indesign et Illustrator

Pour vectoriser les textes sous Adobe Indesign et Illustrator, il suffit de sélectionner les différents blocs-textes puis d’aller dans le menu « Texte »« Vectoriser ». Par sécurité, la copie des blocs en dehors du plan de travail est recommandée.

Sous Adobe Photoshop

Les calques Photoshop s’aplatissent à partir de la fenêtre Calques (menu « Fenêtre »« Calques » pour l’ouvrir). Sélectionner « Aplatir l’image » après avoir cliqué sur le bouton des options, en haut à droite.

Repères d’impression : exporter un PDF haute résolution prépresse correct

Pour une impression professionnelle, le fichier PDF doit impérativement contenir des repères d’impression : traits de coupe, repères colorimétriques, repères de montage, etc. Ces différents repères sont imprimés en même temps que votre document, pour faciliter sa fabrication et son façonnage.

Normés, ces repères s’ajoutent automatiquement lors de l’export PDF depuis les logiciels Adobe Indesign et Illustrator. A l’inverse, il faut les calculer et les ajouter manuellement depuis Adobe Photoshop, avec la plus grande précision.

Exemple ci-dessous : document PDF haute résolution prêt à l’impression, avec repères d’impression paramétrés à partir d’Indesign ou Illustrator (traits de coupe, repères de montage, repères colorimétriques, etc.).

Sous Adobe Indesign et Illustrator

L’export de votre document finalisé en PDF prépresse s’effectue à partir du menu « Fichier »« Exporter » (Indesign) ou « Fichier »« Enregistrer sous » (Illustrator) : il faut choisir le format « Adobe PDF » et enregistrer.

Une boîte de dialogue « Exporter / Enregistrer le fichier Adobe PDF » s’ouvre ensuite. Dans l’onglet « Général », choisissez le paramètre « Qualité optimale » et décochez « Optimiser pour l’aperçu rapide des pages Web ».

Dans l’onglet « Repères et fonds perdus », les cases « Tous les repères d’impression » et « Utiliser les paramètres de fond perdu du document » doivent être cochées.

Il ne reste plus qu’à vérifier dans l’onglet « Sortie » que la destination « Couleur » est bien « Document CMJN – Coated FOGRA27 », puis enregistrer ou exporter le fichier PDF.

Sous Adobe Photoshop

Pour vos fichiers réalisés sous Photoshop ou autre logiciel, les repères de coupe doivent être ajoutés manuellement. Pour ce faire le plus précisément possible, il convient de placer des repères bleutés du logiciel à 5 mm du bord afin de visualiser la coupe, depuis le menu « Affichage »« Nouveau repère… ». Il suffit ensuite de tracer des lignes noires (nuance C0 M0 J0 N100) de 25 points d’épaisseur en suivant rigoureusement les repères bleus. Attention : les traits de coupe ne doivent pas se croiser, au risque d’être visibles sur votre document papier en cas de décalage-machine à la coupe !

Enfin, l’export de votre document finalisé en PDF prépresse s’effectue à partir du menu « Fichier »« Enregistrer sous » : il faut choisir le format « Photoshop PDF » et enregistrer (option d’enregistrement : cases « Format d’épreuve : espace de travail CMJN » et « Profil ICC : coated Fogra27 » à cocher).

Une boîte de dialogue « Enregistrer le fichier Adobe PDF » s’ouvre ensuite. Dans l’onglet « Général », choisissez le paramètre « Qualité optimale », décochez « Optimiser pour l’aperçu rapide des pages Web » et enregistrez.

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Pour conclure…

Etre graphiste ou imprimeur ne s’invente pas en quelques tutoriels sur Internet ni quelques bons conseils. Ces deux métiers demandent en effet une grande connaissance des industries graphiques et leurs contraintes techniques, ainsi qu’une culture générale tournée vers le droit de la communication (pour n’oublier aucune mention légale par exemple) et les conventions de mise en page données par l’Imprimerie Française (règles typographiques, etc.). Le graphisme est une discipline rigoureuse qui nécessite la réalisation d’une veille professionnelle constante : cela démontre bien son statut de métier à part entière.

Ces quelques conseils vous aideront à réaliser des fichiers prépresses « propres » de base pour des projets de petite envergure. Il sera cependant nécessaire de demander conseil à un imprimeur ou faire appel aux services d’une agence au moindre doute afin d’avoir la certitude d’un rendu de qualité.

 

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57 commentaires

Nathalie

Bonjour Cécile et merci pour cet excellent article. J’y ai trouvé quelques réponses à des questions que je me posais depuis longtemps. Je suis nouvelle dans le métier et je n’ai pas encore eu l’occasion de travailler du grand format. Mon interrogation portait sur la manière de procéder dans la pratique. Je me demandais s’il fallait réduire la taille des images en amont (je pense au jpeg notamment)ou s’il fallait réajuster les images au bloc dans INDD ? Mais cela me perturbait, d’un côté à cause du poids des fichiers, de l’autre côté, à cause de la perte de qualité ! Donc si j’ai bien compris, la perte de qualité n’est pas très importante puisque les grands formats sont vus de loin ! Je n’y avais pas pensé !
N’hésitez pas à revenir vers moi si ma réflexion n’est pas correcte et encore merci pour cet article.

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Céline Duisit

Bonjour Nathalie. En règle générale, il faut travailler les images en amont sur Photoshop par exemple, pour les redimensionner correctement notamment en termes de résolution et mode colorimétrique. Ainsi, toutes les images importées au sein d’Indesign par la suite seront au bon format et ne devront pas être agrandies pour ne pas perdre de qualité (il est possible de les réduire par contre). Concernant les très grands formats, vous avez bien compris ! Tout dépend encore une fois de votre imprimeur et du rendu attendu…

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l3al3s

Bonjour Céline,

Je n’ai pas encore testé vos recommandations en tentant d’imprimer, mais j’avais un sacré problème de respect des couleurs lorsque j’imprimais un pdf généré avec In design.

Beaucoup des conseils que vous donniez n’était pas respecté dans les options de mon In design => J’ose espérer que ça solutionnera mon problème ! Et si non au moins tout sera correcte !

Merci de partager avec nous vos connaissances du print en tant que Web designer je ne réfléchis qu’en RVB !!!

Bonne continuation !

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Céline Duisit

Bonjour ! Effectivement, la création graphique en Print demande de la précision et une grande connaissance des techniques d’impression… C’est là toute la difficulté mais également l’intérêt du métier ! J’espère que vos problèmes de couleurs sont solutionnés. En cas de doute, il est toujours très utile de demander l’option BAT papier chez l’imprimeur afin de contrôler la sortie colorimétrique finale avant le tirage. N’hésitez pas à demander conseil et à réaliser des tests.

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Chris

Bonjour,

Merci pour cet article très instructif.

Petite question. Lors de l’export pdf depuis photoshop. Il y a également l’onglet compression avec la possibilité de gérer différents paramètres. Lesquels doit on sélectionner pour un pdf HD a destination d’un imprimeur ? Lo’bjectif pour moi est d’avoir la meilleur qualité.

Options :
– Ne pas sous-échantillonner
– Interpolation à
– Echantillonage à
– Sous-échantillonage bicubique à

Compression :
– Sans
– Jpeg
– Zip

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Céline Duisit

Bonjour Chris. Pour un export PDF HD prépresse depuis Photoshop, les paramètres prédéfinis de l’option « Qualité Optimale » suffisent et peuvent être conservés :
– Option sous-échantillonnage bicubique à 300 dpi pour les images au dessus de 450 dpi.
– Compression JPEG Maximum (vous pouvez également ne pas compresser et sélectionner « Sans » – votre fichier risque d’être plus ou moins lourd suivant ses dimensions, etc.).

Si vous avez le moindre doute dans la construction, je vous conseille de bien aplatir votre PSD avant la génération du PDF. N’hésitez pas à demander conseil à votre imprimeur, il contrôlera votre fichier avant le tirage.

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Chris

Re
Merci pour les infos 😉

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Romgir

Bonjour,

j’aurais une question, en faite je voudrais exporter un livre d’images couleur et noir blanc depuis Indd en pdf pour une impression chez imprimeur.

mon problème est quand je suis vos recommandations ci-dessus, mes images couleurs sortent top mais mes n/b sorte toute grise, plus de contraste, dois mettre une option dans l’exportations?

merci de votre réponse

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Méla

Bonjour,

Une petite question d’une assistante de comm en détresse 😉 , mon imprimeur me demande d’aplatir les calques au cas ou ils n’aurainet pas les typos utilisées… Je bosse mon document sous indesign, dois-je fusionner les claques avant de les exporter en pdf?

Merci d’avance

Mélanie

Répondre
Céline Duisit

Bonjour Mélanie,
Ma réponse est tardive, mais je vous écris car chaque retour peut être très utile pour les projets de création graphique futurs.
Dans votre situation, l’imprimeur souhaitait une vectorisation des textes afin d’éviter tout problème lié à l’utilisation d’une typographie spécifique (c’est-à-dire une police de caractère non installée sur ses machines, ou bien protégée par une licence spécifique – c’est notamment souvent le cas des versions d’essais téléchargeables gratuitement sur les banques de typographies…).
Il faut donc sélectionner chaque bloc texte dans votre document Indesign, pour les vectoriser (voir partie « Aplatissement et vectorisation : une mesure de sécurité » paragraphe « Sous Adobe Indesign et Illustrator »). Attention, par la suite il n’est alors plus possible de modifier le texte, celui-ci étant considéré comme une « forme » quelconque. Je vous conseille de copier-coller vos blocs textes en dehors de la page, sur le plan de travail, ou bien de réaliser une copie de votre document Indesign .indd.
La vectorisation n’est pas toujours nécessaire, joindre la typographie lors de l’envoi des fichiers à l’imprimeur peut suffire en cas de problème.
En espérant que vous avez pu trouver une solution rapidement,
Artistiquement vôtre 🙂

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claude72

Bonjour Céline

Je suis tombé par hasard sur votre blog… et je suis consterné par le nombre d’erreurs et de conseils erronnés que vous donnez !

Tout d’abord, si effectivement vous avez tout à fait raison de déconseiller les logiciels non-adaptés au graphisme comme Word ou PowerPoint, vous oubliez malheuereusement que dans la collection de softs « PAO », seuls InDesign et XPress sont adaptés à la mise en page ! Illustrator est un logiciel de dessin et Photoshop est un logiciel de retouche d’image et aucun des deux n’est réellement adapté à la mise en page… Illustrator est peu pratique, avec les inconvénient majeur d’être mono-page (pitié, ne me répondez pas qu’avec les plans de montage multiples de CS4 on peut faire du multi-page, ce n’est que du bricolage !!!) d’avoir une gestion des images matricielles et de la typographie assez calamiteuse… quant à Photoshop sa gestion du texte est abominable et (come vous le soulignez) il n’a aucune fonction pour gérer les bords-perdus et les marges…

Formats : ne pas oublier le fond perdu
Oui, c’est vrai… mais ne pas faire n’importe quoi non plus !!! 5 mm sont rarement nécessaires : le plus mauvais des massicotier d’imprimerie est capable de couper avec une précision de l’ordre du millimètre ! donc pour une carte de visite ou tout autre document massicoté à plat (flyer, affiche, dépliant 3 volets) 2 mm sont largement suffisants ! en fait, dans la majorité des cas 3 mm suffisent, et il faut passer à 5 mm seulement pour des brochures agrafées de plus de 48 pages…
Et dans ce cas, 3 mm de marge ne suffisent pas : si vous prévoyez 5 mm de bord-perdu pour le cas où la coupe soit très décalée (possible sur le bord vertical d’une brochure avec beaucoup de pages, si la coupe doit se déplacer de 4,5 mm par rapport aux repères, elle enlèvera alors 1,5 mm de texte !!! donc il faut toujours avoir une marge supérieure au bord-perdu.

Choisir la bonne résolution et le bon mode colorimétrique
300 ppi est une résolution standard qui convient (à peu près) pour les images CONTONE uniquement ! pour les images « au trait », ou image en mode bitmap, il faut au moins 600 ppi, et 1200 ppi est conseillé pour de l’impression offset.
Quant au mode colorimétrique, je ne vous ferai pas un cours sur le flux RVB (mais je vous incite fortement à vous renseigner sur ce sujet), mais si vous voulez conseiller de travailler en CMJN, il faut impérativement y associer un profil colorimétrique de travail… et surtout pas le trop fameux Fogra27 qui est une daube à proscrire absolument. Aujourd’hui, les meilleurs profils pour papier couché sont les « ISO Coated v2 » (avec un TAC à 325-330%) et « ISO Coated v2 300 » (avec un TAC limité à 300%) rassemblés dans une archive .ZIP téléchargeable chez ECI.org à la page des « Downloads »

Aplatissement et vectorisation : une mesure de sécurité
Non, ce n’est pas une mesure de sécurité, c’est plutôt une connerie monstrueuse !!!
Tout d’abord la vectorisation : le PDF n’est pas l’EPS ! l’EPS (utilisé il y a 10 ans) avait besoin d’une vectorisation des fontes car il ne savait pas les incorporer…
… mais le PDF SAIT INCORPORER LES FONTES ! donc pas besoin de vectoriser (sauf quelques fontes de mauvaises qualité téléchargées gratuitement sur le net (sur des sites genre Dafont), qu’il est très fortement déconseillé d’utiliser pour de la PAO) au contraire la vectorisation est plus nuisible qu’utile, car elle supprime (ou réduit) l’antialiasing à l’affichage, elle supprime les infos d’optimisation des fontes à l’impression (utiles surtout pour flasher/imprimer des petit corps à une résolution relativement basse dans le cas de flashage « économique » à 1200 dpi, ou d’impression numérique à 600 dpi) et elle alourdit considérablement (et inutilement) les fichiers.
Ensuite l’aplatissement : dans la section consacrée au PDF, vous conseillez d’exporter le PDF en version 1.4… l’avantage de cette version est de pouvoir conserver les transparences non-aplaties dans le PDF, et donc de permettre aux imprimeurs qui ont des RIP APPE de laisser le RIP gérer le rendu des transparences sans passer par l’étape réductrice de l’aplatissement… donc votre façon de faire les PDF est incohérente avec votre conseil d’aplatir ! Aujourd’hui, soit on a imprimeur qui a un RIP APPE et on lui exporte un PDF à partir d’un fichier NON-APLATI, soit on fait un PDF universel qui convient à tous les imprimeur, mêmem ceux qui n’ont pas un RIP moderne et dans ce cas on aplatit et on DISTILLE le PDF.
Et une mention particulière pour Photoshop : la gestion des textes sous Photoshop est calamiteuse, mais elle est quand-même vectorielle… alors qu’en aplatissant une image contenant du texte, vous pixellisez ce texte et vous le transformez en une bouillie informe de pixels qui sortiront flous et moches à l’impression… donc si pour les autres logiciels l’aplatissement est plutôt déconseillé, en revanche pour Photoshop il ne faut surtout pas aplatir ! (le mieux restant de ne pas faire de texte dans Photoshop pour du Print)

Repères d’impression : exporter un PDF HD prépresse correcte
(c’est le PDF, qui « correct », donc masculin)
Pour commencer, un PDF HD, ça ne veut rien dire… c’est un abus de langage, car la « définition » dans nos métier s’applique à une image et à son nombre de pixels… or un PDF est vectoriel et n’a donc pas de définition. Il vaudrait mieux parler de PDF « Haute Résolution », ça serait déjà un plus cohérent.
Les repères d’impression (traits de coupe, repères colorimétriques, repères de montage) ne servent à rien ! Là encore on n’est plus au siècle dernier, et les films ne sont plus sortis à l’unité pour être montés à la main selon les repères de coupe… aujourd’hui tous les imprimeurs utilisent des logiciels d’imposition pour monter les pages, et ces logiciels mettent leurs propres repères sur les montages… donc en général les imprimeurs commencent par supprimer tous ces beaux repères que vous ajoutez inutilement (il existe dans PitStop une fonction qui permet de les supprimer tous automatiquement… mais qui n’enlève pas les barres de contrôle de couleur). En fait, tout le monde continue à les mettre plutôt par ignorance… et pour se rassurer !
Avec une mention spéciale au décalage des repères : regardez votre exemple de carte de visite avec tout ses repères : les repères de coupes sont DANS la zone de bords-perdus, c’est particulièrement bien visible dans le bandeau rouge foncé en bas : vous mettez 5 mm de bords-perdus, mais vous laissez le décalage des repères à sa valeur par défaut adobienne, c’est à dire 2,116mm ! ce qui veut dire que vous limitez l’utilisabilité des 5 mm de bords-perdus à 2,1 mm, sinon, des morceaux de repères de coupe réapparaissent dans la carte finie… alors dans ce cas ça sert à quoi de laisser 5 mm de bords-perdus ??? Pensez à régler le décalage des repères à la même valeur que le bord-perdu !
Là encore, avec une mention spéciale à Photoshop : une fois que vous avez tout aplati votre image, ça ne sert plus à rien d’en faire un PDF, puisqu’il n’y a plus QUE des pixels dans le fichier et rien de vectoriel… alors autant l’enregistrer directement en JPEG, comme ça au moins l’imprimeur n’a pas de surprise, il sait tout de suite qu’il a un fichier de mauvaise qualité, mal fait par un incompétent.

Pour conclure…
Être graphiste ou imprimeur ne s’invente pas en quelques mauvais conseils !
Vous n’avez jamais envisagé de suivre une BONNE formation ?

(ou au moins des recherches sur des forums sérieux… genre MacBidouille ou MacGé ou LaLogothèque… vous y retrouveriez TOUT ce que je vous dis, en plus développé, avec toutes les explications nécessaires !)

Répondre
Céline Duisit

Cher Claude72,

Je vous remercie d’avoir relevé ces différents points de vigilance et précisé ces nombreux détails (même si certains éléments soulevés sont à débattre, selon moi). Vous venez élever le niveau graphique de ces conseils, qui sont initialement destinés – je le rappelle à nouveau – à une cible de professionnels de la communication non experte en matière de création graphique.
Cet article a pour but principal d’apporter des éléments de base simples à des chargés de communication, qui réalisent de plus en plus de supports en interne (que cela plaise ou non à la profession), afin de faciliter les relations Annonceur/Agence/Imprimeur. Ainsi, ces conseils ne représentent qu’une aide afin de générer des fichiers « propres », avec le minimum d’erreurs courantes. J’encourage vivement toute personne ne maîtrisant pas ces outils à faire appel au service de professionnels du monde graphique.

J’ajouterai qu’il y avait très certainement une manière plus élégante et constructive d’aborder ces différents points, et de partager vos compétences (très étendues sur le sujet)… Dans notre métier si riche et passionnant, nous avons tous à nous apporter !

Artistiquement vôtre,

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mks49

Bonjour,

Effectivement une bonne partie de cela est correct. Certes il y a des manières plus élégantes de le démontrer.

Étant imprimeur, la majorité des fichiers qui nous sont fournis ressemble plus à ceux de Céline qu’a ceux indiqués dans ton commentaire. Et pourtant une bonne partie de nos client fait partie du domaine de la communication et publicité.
L’atout d’un bon imprimeur est selon moi de pouvoir s’adapter à ses clients.
Certes les 5mm de fonds perdus et 3 mm de marges sont à proscrire (l’imprimeur économise le moindre cm² de papier et réduit dans tous les cas cette marge à l’imposition). Avec les nouvelles tolérances des machines, je pourrais bosser avec 1mm de bord tournant. Un Pdf ver.1.4 avec des polices vectorisées et des transparences aplatis n’a effectivement aucun sens. J’en rencontre pourtant tous les jours.

L’imprimeur doit aussi être à l’écoute de ses clients et savoir expliquer clairement ses besoins sans charabia ou dialogue trop technique.

Bon courage à l’équipe du blog.

Céline Duisit

Bonjour mks49, merci beaucoup pour ce retour d’expérience ! Je trouve vraiment très intéressant de connaître votre vision et votre avis d’imprimeur.

Il faut savoir qu’il est difficile de s’y retrouver techniquement en imprimerie face à la variété des parcs machines, mais aussi des contraintes demandées par les imprimeurs… En effet certains imposent des profils colorimétriques spécifiques quand d’autres ne parlent même pas de ce point… Certains demandent des bords perdus importants alors que d’autres n’ont besoin que d’1 mm de débord… De même, certains recommandent fortement la vectorisation des polices pour une plus grande netteté (situation réellement vécue chez un vrai imprimeur avec une vraie machine numérique HP) quand d’autres s’en indignent, etc.
De mon point de vue, les annonceurs et les personnes peu expérimentées ont besoin de conseils simples afin de « limiter la casse ». Ainsi, vectoriser ses typos ou aplatir ses calques permet par exemple d’éviter une mauvaise intégration des polices lors de l’export en PDF, et par la même occasion une mauvaise surprise post-impression (je rencontre encore de nombreux clients qui utilisent en interne ou personnellement des typos téléchargées gratuitement sur des sites bien connus, souvent dans leur version d’essai et donc bloquée à l’export en PDF – ah ça sert donc à ça les Licences).

C’est pourquoi j’invite chaque professionnel de la communication (dont je fais partie) à demander conseils à son agence ou son imprimeur, lorsque cela est nécessaire… Merci pour votre commentaire ! 🙂

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nicolas

j’ai parcouru ce blog et je me suis longuement attardé sur le dernier commentaire. Je crois que nous avons ici un grand seigneur de l’impression. Je ne sais pas qu’elle était l’intention de ce cher Claude s’en doute vouloir montrer que ce monsieur a un savoir immense en noyant les gens novices dans son flux d’informations, sans doute l’effet de la blouse blanche. Pourquoi ponctuer sont discoure avec autant de !! ou de ??. Reste calme tout va bien ce passé, tu as dit ce que tu avais à dire et il y a même des gens comme moi qui ont pris le temps de lire ce pavé pompeux. Une image bitmap est en noir est blanc on utilise le bitmap justement lorsque la qualité de l’image n’est pas bonne. En offset une image bitmap peut être utilisé en 300 ppi. Tu n’est pas à l’abri de commettre des erreurs Claude. Au fond peut être que ce tutorial peut te servir. A oui pour les traits de coupe 5mm, je dirai qui peut le plus peu le moins. amicalement

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Olivier

Bonjour Céline

Vraiment un article qui en aiderais plus d’un …
je boss en PAO dans le domaine de l’impression et fabrication d’enveloppes,
puis je utiliser le lien vers cet art pour certains clients ?
merci de votre retour.

cdt Olivier

Répondre
Céline Duisit

Merci Olivier pour votre retour !
Vous pouvez bien sûr diffuser cet article pour aider certains clients, il a d’ailleurs été rédigé pour ça initialement.
Bien cordialement.

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Olivier Séjallet

Bonjour

Merci beaucoups.

Bonne journée

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Drbias

Slt a tous je suis nouveau dans le bloc, et j’ai besoin de votre aide, j’ai des problèmes au niveau de mon exportation en PDF(en fait je ne connais pas paramétrer mon exportation) ce qui me donne un mauvais rendu.
mes logiciels phares: Photoshop, Illustrator, Indesign, adobe acrobat.
Lorsque j’ai terminer ma créa je converti en CMJN mais au niveau de l’exportation en mono ou bichro , quadri j’arrive pas a paramétrer pour un bon rendu.

Répondre
Céline Duisit

Bonjour Drbias,
Je ne saisis malheureusement pas précisément votre problème… Les paramétrages pour exporter des documents en PDF depuis InDesign, Illustrator ou Photoshop sont expliqués dans l’article : je vous invite donc à revoir les captures d’écrans en détail. Concernant les modes colorimétriques, le CMJN est utilisé pour une impression en quadrichromie. Les impressions en bichromie ou en monochromie peuvent nécessiter des réglages différents, il convient donc à ce niveau d’en parler avec votre imprimeur afin de lui demander ses contraintes de paramétrage suivant les encres que vous utilisez (noir, Pantone, etc.).
Les problèmes de qualité ne viennent pas forcément d’une mauvaise exportation en PDF… Avez-vous pensé à vérifier vos fichiers images par exemple ? L’utilisation de photographies en basse résolution (inférieure à 300 dpi) et dans les mauvais formats (notamment les extensions web comme le PNG ou le GIF) peut conduire à un rendu d’impression de mauvaise qualité.

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Timo

Bonjour,

Je souhaite éditer un BAT d’une carte de voeux pour l’envoyer à mon imprimeur. Travaillant sous Inkscape, je le fais manuellement. Je cherche depuis des heures les cotes CMJN des repères colorimétriques… Est-il possible de me les donner ?

Merci d’avance

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Clarisse Joly

Bonjour,
Désolée pour la réponse tardive, nous ne travaillons malheureusement pas sur Inkscape. Sur InDesign, l’option de préparation des fichiers pour l’impression se situe dans la boite de dialogue lors de l’exportation du document.

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Concepto

Bonjour,

Je vous expose le problème que je rencontre sur InDesign CS3. Quand je vectorise du texte il garde toujours le texte en dessous. je voudrais savoir si je peux vectoriser sans qu’il garde cette version texte et biensur en sachant qu’avant de vectoriser le texte de mon fichier je fais toujours une sauvegarde.

Merci d’avance.

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Clarisse Joly

Bonjour,
Désolée pour la réponse tardive, le logiciel InDesign a considérablement évolué depuis votre commentaire. Nous en sommes à la version CC. Avez-vous encore ce problème ?

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lile

bonjour,
comment je px diviser un document dans In design pour réalisation d’un dépliant 3 volets format A4?? les proportion exact pour chaque volet?
Merci d’avance

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Apaii

Bonjour,

Je ne sais pas si vous en avez encore toujours besoin, je suis passée ici et j’ai vu votre question. Personnellement, je fais 3 colonnes et j’enlève les marges tout simplement et ça me donne 3 morceaux de la même taille. C’est un peu du bidouillage, mais ça fonctionne ! 🙂

Clarisse Joly

Bonjour,
Désolée pour la réponse tardive, je trouve la réponse de Apaii assez complète. Je rajouterai une alerte sur le fait de prendre en compte le pliage du document et donc d’ajuster les dimensions de chaque volet en fonction de celui-ci.

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Felix

Hello Céline, C’est bien d’expliquer les bases et deux trois « trucs » pour les débutants, étudiants, ect.. Tu donnes des astuces un peu bricolo mais qui n’a jamais réussi à planter un clou avec une boite de conserve? C’est un blog simple sans prétentions, claude72 quand à lui me rappel bien des gros cons qu’on peut croiser dans les imprimeries et dans les commissariats ahah
T’as pas tort Cloclo sur tes corrections mais au lieu de rabaisser la ptite, tu fais un blog sympa et cool, détendu, posey, et t’expliques de façon clair et agréable ta super science du massicotage et autre noirs enrichis.
En même temps 72 c’est le Mans non? Je comprends que tu puisse t’ennuyer.
A la prochaine et… bonnes impressions ! 😉

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Clarisse Joly

Bonjour,
Désolée pour la réponse tardive, merci pour votre commentaire Felix. Ce blog est un lieu d’échange, il est toujours intéressant de dialoguer et d’avoir des retours d’expérience quand les personnes restent polies et humbles 🙂

Celine

Bonjour,

Je débute moi aussi et ai besoin de votre expertise : je travaille sur la mise en page d’un catalogue qui comporte de nombreuses images en 300 dpi.

– les photos sont en jpg : pour du print, dois-je les convertir forcément ? par ex en eps ? ou ce n’est pas utile si elles sont en 300 dpi ?
– dans le même genre, le client fournit des photos en 300 dpi mais en format tif. C’est bien pour le print ou faut-il que je demande un autre format ?

Merci de votre aide !

Bonne journée,

Céline

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Clarisse Joly

Bonjour,
Désolée pour la réponse tardive, nous vous conseillons d’utiliser des images en CMJN 300 dpi au format Tiff.

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pioupiou

Bonjour Céline et merci pour ces informations précises et très utiles pour un autodidacte comme moi.
Il faut bien commencer quelque part et avoir des conseils constructifs est plus utile que la longue litanie de Claude72 qui ne fait avancer personne.
Encore merci, et longue vie

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Clarisse Joly

Bonjour,
Désolée pour la réponse tardive, merci pour votre commentaire pioupiou 🙂

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Plombier paris

Bonjour Céline et merci pour ces informations et très magnifique
Encore merci,

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Vic

Bonjour Céline,
Je reçois en général des fichiers pdf prêts pour impression offset. Cependant mon graphiste passe beaucoup de temps à vérifier la qualité page par page. Pour standardiser cette vérification et permettre à mes collaborateurs de le faire, quelles doivent être les différentes à suivre ?
Merci
Victor

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Clarisse Joly

Bonjour,
Désolée pour la réponse tardive ; dans le cas d’un pdf, il est possible de voir d’un coup d’oeil toutes les vérifications importantes à l’aide d’Adobe Acrobat, onglet « Édition » puis « Contrôle en amont ». Vous avez ensuite la possibilité de configurer à votre guise les réglages.
Dans le cas d’un fichier avant exportation, sur InDesign par exemple, vous pouvez retrouver cette fonctionnalité dans le menu « Fenêtre » > « Sortie » > « Contrôle en amont ».

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amine

Bonjour,
Svp quelle est le point minimum ou les mesures en (mm) de texte quand nous utilise sur une maquette pour éviter le problème de repérage

Cordialement.

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Clarisse Joly

Bonjour,
Désolée pour la réponse tardive ; de façon générale, nous vous conseillons de ne pas descendre en dessous de 6 points et de respecter une marge intérieure de sécurité de 5mm minimum.

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Concepto

Bonjour Celine,

Pour les photos en 300 dpi JPG, je penses que ce n’est pas utile de les convertir de même pour les TIF mais vous pouvez toujours remettre les TIF en JPG sur Photoshop, sinon il faut juste les mettre dans des espace de travail CMJN et attribuer le profil d’impression de ton imprimeur Par exemple FOGRA 27 ou 39 ……. ).

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jon

Bonjour,
Claude à tout à fait raison, il explique les règles fondamentales de la PAO. Le message était hard et souvent mal interprétés mais c’est exactement le genre de remarques qu’un prof ou graphiste très compétent en PAO va vous sortir si vous suivez les astuces de Céline qui sont pour la plupart du bricolage, et certes, le résultat sera plus ou moins correct, mais l’envers du document sera assez mauvais.

De plus nicolas précise qu’une image bitmap s’utilise à 300dpi. J’espère qu’il ne pense pas au mode « Bitmap » car le minimum est de 600 (maximum 1200).
Une image au trait à 300 dpi n’a aucun intérêt, la finesse des traits sera médiocre…

Il y à quelques règles simple à respecter, pas la peine de chercher des alternatives sans dessus dessous pour chaque étape d’un projet PAO…

Et des images jpeg dans un document indesign (>print) c’est une chose à ne pas faire.
Il faut passer par photoshop et enregistrer un tiff.

Au plaisir !

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Comme l’histoire se répète.
Les images pixelisé soumis par les clients ça a bien l’aire d’être un grand classique dans pas mal de domaine.Ça fait partie de mon lot quotidien. Je ne suis pas dans le print mais le développement web.

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Jc

Bonjour Céline,
Merci pour ce blog et les conseils que nous sommes nombreux à apprécier, sauf rares exceptions.

Je débute dans la préparation de documents destiné à l’impression souvent numérique mais également en offset. Mon problème majeur se situe dans les conversions de couleurs.Je constate également que les exigences des imprimeurs diffèrent de l’un à l’autre. J’ai par Expl.. un doc à concevoir : Quadri / photos / textes / dessins ou diverses conceptions via illustrateur / logo.

– Je me retrouve donc avec des couleurs en cmjn mais également en tons directs. Or certains imprimeurs demandent de supprimer ces tons directs (…) Là, je ne comprends plus, le TD. est justifié (selon moi) par l’obligation du respect de telle ou telle couleur. A défaut, si je reçois un logo, comment « remettre » ses couleurs en cmjn si c’est vraiment indispensable (exit dans ce cas le respect des couleurs exigées par le client dans son logo)

– Ma seconde question est principalement axée sur l’impression numérique (soit sur une presse, soit chez moi- sur un copieur canon c2220i). Les photos sont toujours beaucoup plus denses que sur mon Mac, y compris quand je regarde l’entièreté du document. Comment faire pour garder « l’équilibre » que j’ai sur mon écran ?

Parallèlement à cela, l’impression en 600/1200 dpi change également les couleurs (évidemment sur le même papier).
Le calibrage de l’imprimante se fait… automatiquement (pas top du tout, je pense faire l’acquisition d’une sonde!?).
Bien sûr, un copieur, aussi bon soit-il n’a pas de comparaison avec une presse,(si je me place du côté d’un « puriste » -non péjoratif! ou d’un imprimeur). Bien que… à voir les caractéristiques techniques, je ne perçois comme différence que l’acceptation de grammages plus importante.

Quelle formation considéreriez-vous comme étant la plus adapté à suivre ?

Je vous remercie de votre bonne attention.

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Milène

Bonjour Céline,

Déjà un grand merci pour cet article qui m’a beaucoup aidé. En tant que graphiste on a tous le phobie de l’image qui pixelise… Et en édition c’est impardonnable. Il vaut mieux donc d’après ce que j’ai compris avoir une image redimensionnée à la taille souhaitée dans Indesign. Je travaille sur un flyer et j’ai quelques images que j’ai acheté sur ShutterStock en JPEG Haute résolution (300 dpi).

J’avais une question, concernant ce sujet. Comme mes images viennent d’une banque d’image en ligne, il y a quelques mentions légales à apposer sur mon flyer j’imagine. J’ai cherché sur internet, et je n’ai pas trouvé. Quelles sont ces mentions légales ? Y a t-il un site sur lesquelles elles sont toutes répertoriées pour les différents supports de communication choisis ? En effet, je suis nouvelle dans le métier, et je me pose encore beaucoup de questions.

Merci d’avance pour votre réponse

Milène

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Clarisse Joly

Bonjour,
Désolée pour la réponse tardive ;

Première question : le procédé d’impression entre cmjn et ton direct est différent puisque le ton direct est une nouvelle couleur et nécessite une nouvelle plaque d’impression. Selon l’imprimeur, les possibilités ne sont donc pas les mêmes.
La conversion peut se faire quant à elle simplement via un logiciel de création (Illustrator par exemple)

Deuxième question : ce décalage entre le rendu sur papier et sur écran est un problème couramment rencontré ; il n’y a malheureusement pas de solution miracle, il faut faire différents tests pour trouver la meilleure configuration. Cependant, effectuer un calibrage de l’écran permet de se rapprocher au mieux du rendu papier.

Nous proposons des formations sur ces sujets techniques et sur l’utilisation des logiciels de PAO (Creative Cloud) : https://formations.peexeo.com/formations/suite-adobe-design

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Jean

Bonjour Céline,
Merci pour les conseils !
Pouvez-vous m’éclairer sur les traits de coupe ? Je m’explique, est-il possible à partir d’Indesign de créer des traits de coupe en noir uniquement et non en registration a la création d’un pdf ?
Merci d’avance de votre retour

Jean

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Clarisse Joly

Bonjour,
Désolée pour la réponse tardive ; la création de repères de rognage (traits de coupe) peut être crée automatiquement sur d’autres logiciels comme Illustrator.

Pour InDesign :
– vous pouvez en effet générer les traits de coupe lors de l’export de votre PDF ;
– manuellement en créant vous-même les repères de rognage sur un calque ;
– des plugins existent sur Internet (CropMarks CC par exemple).

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Plombier paris

Je reviens sur une question Céline, est-ce que la vectorisation n’altère pas les pixels ?

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gab

Bonjour, réponse un peu tard mais le fait de vectoriser, supprime toute forme de pixel lorsque vous travailler sur un logiciel pro. Cela vous vous permet de l’agrandir / déformer sans avoir de soucis de visuel derrière.
Pour Jc, il faut savoir qu’il est très rare d’avoir une correspondance couleurs écran/papier parfaite car il faut que votre écran soit calibré au profil colorimétrique de votre presse a l’aide d’une sonde. De même, seulement une poignée de graphistes pros utilisent des cabines sans luminosité parasite afin de bosser convenablement. Une technique plus faisable est de réduire la luminosité de votre écran (car le papier n’a pas de lampe led intégré :p )et d’utilisé au préalable les mêmes profil icc que votre imprimante.

Clarisse Joly

Bonjour,
Merci gab pour votre réponse !

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claude72

Ça fait bien longtemps que je n’étais pas repassé sur ce blog… et je vois que rien n’a changé ! les mêmes conseils erronés, les mêmes erreurs de gestion des fichiers, des couleurs, des polices, des défonces/surimpressions, etc., bref de tout ce qui n’apparaît pas de façon évidente à l’écran et que le graphiste moyen ignore (alors que ça fait partie de son métier) en laissant le gros con d’imprimeur se débrouiller avec un fichier inimprimable.

Et aussi les mêmes incompétents qui essayent d’exister avec leurs pauvres moyens, c’est à dire les insultes habituelles, genre « gros cons qu’on peut croiser dans les imprimeries » et autres « pavé pompeux » ou « litanie ». Je voudrais bien en voir un une fois essayer de flasher un de ses fichiers, puis de l’imprimer, juste pour qu’il puisse un peu se rendre compte de tout ce qu’il ne maîtrise pas et de tout ce qu’il n’a pas fait correctement et du travail supplémentaire que doivent se taper tous les gros cons d’imprimeurs sur des fichiers soit-disant « prêts à flasher » faits par des soit-disant professionnels pour arriver à en sortir un truc à peu près imprimable).

Ensuite pour répondre en vrac aux critiques :

– je suis (ou plutôt j’étais) imprimeur, pas diplomate, et je suis technicien, pas prof : désolé pour la forme. Les plus intelligents passent sur la forme pour ne retenir que le fond. Les autres m’insultent. Je m’en fous.

– « pavé » (pompeux) : ben oui, réfléchis un peu : c’est un métier, c’est 2 ans d’étude pour un CAP, 4 pour un BAC pro… ça ne peut pas se résumer en 3 phrases, donc obligatoirement c’est un peu long et ça fait un peu pavé.
(ou alors ça peut se résumer en une phrase, comme le dit Céline : « J’encourage vivement toute personne ne maîtrisant pas ces outils à faire appel au service de professionnels du monde graphique. » Je ne l’aurais pas dit aussi élégamment, mais je suis totalement d’accord… à condition de faire appel à des pros compétents.)

– « Pourquoi ponctuer sont discoure avec autant de !! ou de ??. » Parceque j’aime bien les « ! » et les « ? ». Je te laisse en trouver la signification. (j’aurais bien aussi utilisé le point d’interjection, mais je ne l’ai pas trouvé sur mon clavier !!!???)

– « Une image bitmap est en noir est blanc on utilise le bitmap justement lorsque la qualité de l’image n’est pas bonne. En offset une image bitmap peut être utilisé en 300 ppi. Tu n’est pas à l’abri de commettre des erreurs Claude. » Effectivement, mais en l’occurrence je n’en ai pas commis. Par contre, toi ça n’est pas clair dans ta tête car tu confonds les images de TYPE bitmap (c’est à dire les images matricielles, comme le TIFF et le JPEG, avec des pixels (et donc une résolution), qui peuvent être « au trait », en niveaux de gris ou en couleurs) avec les images en MODE « Bitmap » dans Photoshop (qui sont des images ne contenant que du noir et du blanc, aussi appelées « images au trait »). À la base c’est plus ou moins une erreur de traduction et de compréhension entre les origines américaines des logiciels et l’utilisation en France. Pour résumer et simplifier : image tons-continus (niveaux de gris et couleurs) = à peu près 300 ppi, image au trait ou bitmap = 600 ppi en impression laser, plutôt 1200 ppi en offset.

– « Parallèlement à cela, l’impression en 600/1200 dpi change également les couleurs (évidemment sur le même papier). »
C’est un peu normal car à l’impression la résolution de l’imprimante change le nombre de couleurs reproductibles : grosso-modo, à 1200 dpi une flasheuse ou une imprimante peut reproduire 4 fois plus de nuances de chacune des couleurs primaires qu’à 600 dpi… donc le driver de l’imprimante doit bricoler les couleurs pour essayer de faire au mieux avec une image qui contient 256 nuances par couche qu’il faudra que l’imprimante imprime avec seulement 32 ou 64 ou 128 nuances selon la résolution choisies et certaines options activées ou non.

– « le fait de vectoriser, supprime toute forme de pixel » : tu confonds le mode vectoriel avec la vectorisation des polices.
Le mode vectoriel représente les formes par des courbes mathématiques (les courbes de Bézier) donc effectivement il supprime tous les pixels du mode matriciel (et donc la résolution qui va avec) ce qui permet (en plus d’une impression plus nette) de pouvoir modifier l’échelle de l’image presque à l’infini (presque, car lors dune réduction trop importante certains éléments fins deviennent trop petits pour être visibles/imprimables).
La vectorisation des polices consiste à transformer chaque caractère d’un texte en un dessin vectoriel indépendant : le texte n’est alors plus du texte, mais une/des ligne/s de petits dessins tous indépendants, qui ne sont plus définis par une police de caractère (mais qui restent vectoriels). L’avantage est qu’il n’y a plus de (risque) de problème d’impression avec une police de caractères un peu pourrie (c’est pourquoi elle est souvent conseillée par des imprimeurs inconscients), l’avantage ou l’inconvénient (ça dépend des circonstances) est que le texte n’est plus éditable, et les inconvénients majeurs sont que la vectorisation supprime les infos d’optimisation ce qui dégrade l’impression des petits corps et ce d’autant plus à des résolutions d’imprimante basses, genre 600 dpi, et qu’elle augmente fortement le poids des fichiers (de l’ordre de 4 à 6 fois) et donc les temps de traitement à tous les niveaux (c’est pourquoi elle est fortement déconseillée par les connaisseurs).

Merci de garder vos insultes (quoique si ça peut vous défouler, moi j’ai l’habitude, et comme je l’ai déjà dit, je m’en fous, mais ça n’est pas très constructif), et le gros con d’ex-imprimeur reste à votre disposition pour tout compléments d’info.

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Clarisse Joly

Bonjour claude72, ravie de vous revoir et merci pour votre implication.

Dans un premier temps, nous respectons l’ensemble des acteurs de la chaîne graphique ; c’est toujours un plaisir d’échanger sur les procédés et techniques avec les imprimeurs.
Nous sommes aussi confrontés dans notre métier à des fichiers / contenus non optimisés qui demande un travail supplémentaire. Le but de ce blog est justement d’apporter des conseils et des techniques pour faciliter le travail de tout le monde. Des commentaires comme le vôtre participent à cette démarche, ils sont toujours les bienvenus !

Comme dit plus haut, il est cependant important de garder à l’esprit que ce blog est à destination de personnes moins aguerries voir débutantes. Nous pensons que la bienveillance est la clé d’un échange sain et fructueux 🙂

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Nozza

Bonjour Claude,
Pouvez-vous nous recommander des sources (Livres/Articles/Sites/Blogs) qui pourraient renforcer notre connaissance dans le domaine du graphisme?
PS : Merci de toutes ces informations utiles.

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Clarisse Joly

Bonjour,
Il existe une multitude de livres et blogs sur le sujet, mais nous pouvons citer comme bons basiques accessibles les éditions Dunod ou encore Pyramyd. En livre, nous avons le Manuel de design graphique (édition Dunod) et le Lexique des règles typographiques (édition Imprimerie nationale), deux indispensables à posséder selon nous.

Plus généralement, il existent de nombreux livres, magazines ou sites web sur lesquels vous pourrez trouver de l’inspiration pour le print comme pour le web (la revue Étapes, Behance, etc.)

Peut-être que claude72 aura d’autres sources intéressantes à nous indiquer.

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MPG

Bonjour,
Quand on maîtrise un sujet et qu’on tombe sur des inexactitude sur un site à but pédagogique, c’est une démarche très responsable de prendre du temps pour y apporter des corrections. C’est utile aux gens comme moi qui cherchent des infos.
Merci d’abord au site et puis à Claude. Car ce dialogue (certes musclé) est la source la plus efficace que j’ai trouvée sur la question, justement parce qu’il met en confrontation des pratiques et permet de bien les comprendre.

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JP

Bonjour
Qui peut me résoudre cette énigme ( pour moi, c’en est une): je veux imprimer un livre de 150 pages avec de nombreuses photo. Elles sont en JPEG, je travaille sur Xpress 7 qui, bizarrement, ne sort plus de PDF.
Pour mon montage, dois je commencer par convertir mes jpeg en tiff cmjn ? ( je dois aussi faire des retouches). Ensuite, je peux sortir des EPS avec Xpress : les imprimeur peuvent ils s’en contenter ? Je peux aussi faire des PDF à partir des EPS, est ce une bonne pratique ? Ou bien faut il que je laisse tomber XPress et que je passe sur Indesign , mais ça m’embêterait de tout recommencer !
Merci d’avance pour vos conseils

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jp

En fait, c’était le PDF INSPEKTOR Lib, qui avait disparu. Peut-être en faisant évoluer Mac Os, Xpress 7 n’a pas tout suivi. J’ai donc jeté le 7 et pris la dernière version, ,et tout fonctionne.

Clarisse Joly

Bonjour JP,
C’est en effet un problème très handicapant ; contente que vous ayez trouvé la solution !

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